Le paysage économique africain s’apprête à connaître une transformation historique. La Banque Centrale d’Égypte (CBE) et la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) ont signé un protocole d’accord (MoU) pour la création d’une Banque Panafricaine de l’Or.
Cette initiative stratégique vise à formaliser les chaînes de valeur aurifères du continent, à renforcer les réserves des banques centrales et, surtout, à mettre fin à la dépendance de l’Afrique vis-à-vis des centres de raffinage étrangers.
L’Égypte comme hub stratégique du commerce de l’or
Le protocole, signé par S.E. M. Hassan Abdalla (Gouverneur de la CBE) et le Dr George Elombi (Président d’Afreximbank), prévoit une étude de faisabilité pour implanter un écosystème intégré dans une zone franche en Égypte.
Ce projet inclut des infrastructures de classe mondiale :
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Une raffinerie certifiée au niveau international.
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Des centres d’entreposage hautement sécurisés.
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Des services financiers et commerciaux dédiés au métal jaune.
Grâce à sa position géographique au carrefour de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Europe, l’Égypte se positionne comme la plaque tournante naturelle de ce mégaprojet continental.
« L’or africain doit servir les populations africaines »
Pour le Dr George Elombi, l’objectif est clair : conserver la valeur ajoutée sur le continent. En raffinant et en stockant l’or localement, l’Afrique pourra :
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Réduire sa vulnérabilité aux chocs économiques mondiaux.
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Stabiliser les monnaies locales en constituant des réserves solides.
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Favoriser l’industrialisation du secteur minier.
« Nous déclarons avec audace que l’or africain doit servir les populations africaines. Cette banque nous aidera à modifier fondamentalement la manière dont nous extrayons, raffinons et commercialisons nos ressources », a déclaré le Dr Elombi.
Un écosystème ouvert à tout le continent
Loin d’être un projet bilatéral, cette banque de l’or a une vocation panafricaine. Elle invite les gouvernements, les banques centrales et les sociétés minières de toute l’Afrique à harmoniser leurs pratiques pour créer un marché de l’or durable et souverain.
Ce partenariat historique marque une étape décisive vers l’intégration financière régionale et la réalisation d’un écosystème économique africain résilient et avancé.












