IA en Afrique : La BAD prévoit 1 000 milliards $ de gains

IA en Afrique : La BAD prévoit 1 000 milliards $ de gains

La Banque africaine de développement (BAD) vient de publier un rapport stratégique majeur intitulé « Gains de productivité grâce à l’IA en Afrique ». Cette étude révèle que l’adoption inclusive de l’Intelligence Artificielle (IA) pourrait injecter 1 000 milliards de dollars supplémentaires dans le PIB du continent d’ici 2035, soit l’équivalent d’un tiers de son économie actuelle.

Les 5 secteurs clés porteurs de la croissance technologique

Le rapport, élaboré avec le cabinet Bazara Tech, souligne que les bénéfices de l’IA ne seront pas uniformes, mais concentrés dans des domaines stratégiques. Cinq secteurs capteront à eux seuls 58 % des gains totaux :

  1. Agriculture (20 %) : Optimisation des rendements et gestion des ressources.

  2. Commerce (14 %) : Modernisation de la vente de gros et de détail.

  3. Industrie 4.0 (9 %) : Transformation des processus manufacturiers.

  4. Finance (8 %) : Accélération de l’inclusion financière et bancaire.

  5. Santé (7 %) : Progrès dans les sciences de la vie et les soins.

Une feuille de route en trois phases pour le continent

Pour transformer ce potentiel en réalité, la BAD propose une stratégie de déploiement structurée sur dix ans :

  • 2025-2027 (Démarrage) : Lancement de la dynamique et premières infrastructures.

  • 2028-2031 (Consolidation) : Renforcement des cadres réglementaires et des compétences.

  • 2032-2035 (Passage à l’échelle) : Expansion massive des solutions d’IA à l’échelle continentale.

« Le défi de l’Afrique n’est plus de savoir quoi faire, mais de le faire au moment opportun », affirme Ousmane Fall, directeur à la Banque africaine de développement.

Les 5 piliers de la réussite : Données, Calcul et Compétences

La réalisation de ces gains de productivité repose sur le développement d’un écosystème solide, articulé autour de cinq facteurs interdépendants :

  • Les Données : Création de bases de données fiables et interopérables.

  • La Puissance de calcul : Mise en place d’infrastructures informatiques évolutives.

  • Les Compétences : Formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour maintenir les systèmes.

  • La Confiance : Établissement de cadres de gouvernance éthiques.

  • Le Capital : Investissements massifs pour réduire les risques liés à l’innovation.

L’engagement de la Banque africaine de développement

La BAD se dit prête à investir pour soutenir cette transformation numérique. L’objectif est de créer des emplois de qualité et de favoriser une croissance inclusive. Nicholas Williams, chef de la division des Opérations TIC, appelle le secteur privé et les gouvernements à collaborer étroitement pour exploiter ces investissements.

Téléchargez le rapport complet ici pour explorer les détails de cette feuille de route vers l’économie numérique africaine de demain.

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