En quatorze ans, la Côte d’Ivoire a transformé son agriculture en un moteur de croissance exceptionnel. Grâce à des réformes structurelles profondes initiées depuis 2011, le pays affiche aujourd’hui des performances records, alliant modernisation, sécurité alimentaire et hausse des revenus pour les producteurs.
Une gouvernance modernisée et des filières professionnalisées
La restructuration du secteur repose sur une gestion par filières avec la création d’organismes de régulation majeurs tels que le Conseil du Café-Cacao, le Conseil du Coton et de l’Anacarde, et le Conseil de l’Hévéa-Palmier à Huile.
Grâce aux Plans Nationaux d’Investissement Agricole (PNIA), plus de 128 milliards de FCFA ont été injectés dans 1 000 projets privés, garantissant des prix d’achat historiquement hauts. Pour la campagne 2025-2026, le prix du cacao a ainsi atteint le sommet de 2 800 FCFA le kilogramme.
Sécurité foncière : Le pilier du développement durable
Le gouvernement a fait du foncier rural une priorité nationale avec la création de l’AFOR (Agence Foncière Rurale) en 2016.
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Digitalisation : Modernisation des procédures de certification.
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Résultats : Plus de 70 000 certificats fonciers délivrés couvrant 704 000 hectares.
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Ambition : Une couverture intégrale du territoire d’ici 2030.
Des records de production et une transformation locale en hausse
Le succès de l’agriculture ivoirienne se lit dans les chiffres de production entre 2011 et 2024 :
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Cacao : Une production stabilisée autour de 1,89 million de tonnes avec une hausse de 83% de la transformation locale.
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Anacarde : Production doublée pour atteindre 944 673 tonnes.
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Hévéa : Une croissance fulgurante de 600%, passant de 239 000 à 1,69 million de tonnes de caoutchouc naturel.
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Cultures vivrières : La production est passée de 11,5 à 23,6 millions de tonnes, renforçant la souveraineté alimentaire nationale.
Infrastructures et bien-être rural
Pour désenclaver les zones de production, près de 30 000 km de pistes rurales ont été réhabilités. L’installation de magasins de stockage et la distribution de matériel de transport ont permis de réduire drastiquement les pertes post-récolte.
Au-delà de l’économie, l’agriculture ivoirienne devient plus sociale avec l’extension de la Couverture Maladie Universelle (CMU) aux agriculteurs et la construction d’écoles et de centres de santé en milieu rural.
Conclusion : Vers un modèle de prospérité partagée
De la réforme foncière à l’industrialisation des filières, la Côte d’Ivoire s’impose comme le modèle agricole de l’Afrique de l’Ouest. Le pays ne se contente plus d’exporter ses matières premières ; il les transforme pour créer de la valeur et des emplois durablement.












